Rendre gorge, acte V

Il lui tendit sa coupe de champagne après l’avoir remplie à nouveau. Tous deux avaient, chacun à sa manière, été bousculés par cette fessée qui n’avait rien d’ordinaire. Elle n’avait jamais subi pareille humiliation, il n’avait jamais infligé une telle correction, en tout cas de cette façon. Elle, c’est moins la douleur que cette position régressive, allongée sur ses genoux, qui l’avait bousculée. Lui, le violent plaisir qu’il y avait pris, aux antipodes de sa nature profonde. Il fallait inverser la tendance maintenant. La douleur ne présentait d’intérêt que si elle était suivie d’un acte plus tendre et agréable.
Assise sur la chaise, il lui écarta les cuisses et avança son pubis tout au bord. Il s’agenouilla devant elle et entrepris de goûter ses lèvres. A dire vrai, il ne les goûta pas, il les dévora. Avec avidité, ferveur, attention, de sorte qu’elle se tortilla bientôt sur sa langue. Il faisait rouler son clitoris entre ses lèvres, tantôt le branlant avec la pointe de sa langue, tantôt l’aspirant, alternant les mouvements lents et doux avec d’autres plus rapides et saccadés, pour la surprendre, la désorienter; lui faire lâcher prise. Elle avait agrippé ses cheveux, cette fois-ci, c’était elle qui menait la danse. Après tout, elle l’avait bien mérité. Lui, il s’en donnait à cœur joie, lappant sa mouille tandis qu’il introduisait un puis deux doigts dans son anus. Il aimait l’odeur de son entre-cuisses.
Elle saisit bientôt l’une de ses mains et entrepris de lécher ses doigts trempés. Il releva la tête, d’effarement, lorsqu’il constata qu’elle les avait tous engouffrés, exception faite du pouce. Elle le regarda, souriante, et visiblement fière d’elle. Il retira sa main tout en se relevant. Elle fit une moue de désapprobation tout en sortant la pointe de sa langue. Elle bavait. Ca n’avait pas l’air de la gêner. Elle saisit de nouveau sa main et l’approcha de sa bouche en le regardant droit dans les yeux. Elle suça chacun de ses doigts l’un après l’autre, en aspira un, puis deux puis quatre, qui s’enfoncèrent jusqu’au fond de sa gorge. Il pouvait toucher son larynx sans peine, ça ne la gênait nullement. Alors il s’enfonça plus profondément encore, approchant la trachée. Si sa main n’avait pas été aussi large, il aurait sans peine pu l’enfoncer dans son gosier. Elle le maintint ainsi dans sa cavité buccale jusqu’à ce que des filets de bave débordent de sa bouche et coulent sur ses joues puis sur son cou. Elle souriait. Elle venait de lui faire découvrir sa gorge profonde. Il était stupéfait, ébahi et visiblement impressionné par sa capacité à ingurgiter sa main aussi loin sans que ça ne lui déclenche le moindre haut-le-coeur.
Il est inutile de vous demander si vous êtes capable de faire la même chose avec ma queue, n’est-ce pas ?
Elle ne répondit pas mais ne se fit pas attendre pour s’agenouiller devant lui. Il plaqua son visage contre son cylindre gonflé à travers son pantalon. Puis il ôta sa ceinture de cuir noir. Il saisit la boucle dans sa main et claqua les fesses de sa soumise avec la bande de cuir. Elle se cambrait, se tortillait, aussi excitée que lui par le claquement sur sa croupe. Las de ce traitement, il enroula la ceinture autour du cou de cette gorge profonde hors-normes. Il serra, faisant timidement mine de l’étrangler. Elle en soupira d’aise. Elle allait prendre cher.
Sans qu’il lui fut nécessaire de lui demander, elle dégrafa les boutons de sa braguette et fit jaillir son totem. La surprise fut de taille. Elle plissa les yeux de contentement, apprécia le diamètre de l’engin. Il était persuadé qu’elle ne parviendrait pas à l’engouffrer aussi facilement dans sa bouche. Elle allait forcément rendre gorge. Personne n’était parvenu jusqu’alors à ingurgiter sa verge sur toute sa longueur. Pourtant, elle engloutit son chibre à pleine gorge, jusqu’à la garde avec une facilité déconcertante. Il n’en revenait pas. Non seulement son phallus avait totalement disparu dans la cavité buccale de cette femme décidément hors normes mais en plus c’était délicieusement bon. Bon et doux. Elle régurgita lentement son pieu de chair recouvert de salive. Elle cracha sur son gland, le branla d’une main et soupesa ses couilles, lourdes et imberbes, avant de les gober tour à tour. Et enfourna encore, dans un soupir d’aise, cette colonne turgescente recouverte de bave. Elle était survoltée, dans un état second. La queue cognait tout au fond de sa gorge, accélérant la production de salive comme la cyprine dans son vagin. Elle était montée à l’envers. Il était monté comme un âne. Tandis qu’il maintenait serrée la ceinture de cuir autour de son cou, il s’assurait que sa queue était bien plantée au fond de sa gorge en plaquant sa main sur son crâne. Mais il n’avait pas à s’en soucier : plus son sexe cognait au fond de sa gorge, plus elle semblait l’apprécier. Il finit par la prendre à son propre jeu et se servit de sa bouche comme d’un vagin, cognant allégrement tout au fond, sans retenue. Elle ne sourcillait pas, tout juste ses yeux étaient-ils embués de larmes. Pas de chagrin, mais de contentement. Elle grognait.
L’étonnement de la voir engloutir son phallus tout entier laissa place à la stupéfaction de sentir à quel point sa bouche était douce. Il avait réellement l’impression d’être dans un vagin tant sa bouche semblait épouser la géographie de sa verge.
Elle imprima à son crâne un mouvement rotatif, d’abord très lent, qui s’accéléra ensuite. Sa queue, enfoncée jusqu’à la garde, jouissait ainsi d’un massage hors du commun, son gland devait sans doute se loger dans sa trachée pour qu’il se sentit à ce point serré. A grands coups de respirations profondes, il prit sur lui afin de retarder l’issue inéluctable de ce traitement… Vite, la suite.

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A propos tantramant

Connectés à mon coeur, enracinés dans mon ventre, les mots sont le miroir de mon âme. Parfois sensuels, souvent féroces, toujours sincères.
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2 commentaires pour Rendre gorge, acte V

  1. Je suis, je suis. Avec beaucoup d’attention et d’excitation. J’essaie même d’imaginer la suite…

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