Le goûter (7)

Dimanche 30 novembre, 17h49.
L’appareil photo crépitait dans un silence de marbre tandis que Julie servait le thé. Elle était exposée aux regards des invités, désormais c’était devant l’objectif de Valérie qu’elle s’exhibait. Chaque cliché immortalisait ses postures, son corps nu face à ces hôtes habillés, sa croupe cambrée par ses souliers à talons, la largeur parfaite de ses hanches, son port de tête, la finesse de ses cuisses. Son sourire. Le contraste entre sa nudité et les invités était saisissant. Et d’une rare indécence. Elle avait de la tenue, beaucoup de tenue. Et une classe sans pareille. Son maître était fier d’elle. Même s’il se gardait de lui montrer.
Mais lorsqu’elle retourna dans la cuisine, il l’y rejoint pour lui faire montre de sa satisfaction. Sa main droite s’amusait à faire tinter les clochettes accrochées à ses tétons tandis que la gauche fouillait son entre-cuisses trempée. Il faut dire que son excitation avait été soumise à rude épreuve, mise à mal, écartelée entre une stimulation féroce et, sans prévenir, une négligence savamment calculée de ses zones érogènes. A chaque fois qu’elle était sur le point de jouir, la main qui la travaillait se retirait, la laissant dans un état proche de l’hystérie. Les hôtes, et son maître, semblaient la contraindre à rester au bord de la jouissance. Alors lorsqu’il fouilla sa vulve avec ses doigts, elle les accueillit avec une grande joie, espérant qu’il la délivrerait enfin de ce feu qui brûlait dans son ventre. Elle se mit à bouger son bassin d’avant en arrière, tout en vaquant à ses devoirs de domestique. Sa bouche était entrouverte, sa langue sortait de sa bouche, tout son corps se tendait sous la main de son maître. Elle tremblait de tout son corps, hurlait en silence son besoin d’être prise, lâchant par moments des râles violents. Sentant qu’elle était une fois de plus au bord de la jouissance, il retira ses doigts. Il se souviendrait longtemps du grognement de dépit qu’elle lâcha à ce moment. Et du regard suppliant qu’elle lui adressait.
– Putain, non, pas maintenant, prends-moi encore, je t’en supplie. Tu ne peux pas me laisser comme ça, hurlait-elle en silence.
Semblant entendre sa supplique, il lui dit :
– Retourne dans le salon, mes invités te réclament.
Elle ne se fit pas prier pour obéir.

Pierre l’attendait. Il lui demanda de s’allonger sur la table basse. Elle servirait de plateau pour les petits fours sucrés. Elle en avait assez qu’ils jouent avec son désir comme un chat avec une souris. Elle voulait qu’ils la prennent enfin. Mais elle obtempéra sans se poser de questions. Une fois allongée, d’instinct, elle ouvrit ses cuisses. Ils l’avaient transformée en femelle en rut. Alors elle voulait qu’ils le sachent. Elle voulait qu’ils voient à quel point elle était ouverte, dilatée, trempée.
Chacun disposa les sucreries sur le corps de Valérie, et tous les trois en même temps ils les dévorèrent. Après que chacun ait dégusté ces pâtisseries, Pierre lui demanda de se relever et de se pencher en avant, le buste parallèle au sol. Après avoir pris la mesure de la fermeté de ses fesses en les claquant plusieurs fois, il fouilla le ventre de Julie qui s’accrochait aux hanches de son bienfaiteur, offrant son cul aux regards de Valérie qui fit une nouvelle fois crépiter son appareil. Julie grognait en s’empalant sur les doigts de Pierre. Il souriait. Elle sentait les regards posés sur sa croupe. Elle exhibait son cul dans une posture indécente, elle était à la merci de ces gens qu’elle ne connaissait pas. Et c’est sous les doigts de Pierre que son excitation grimpa encore. Une fois de plus. Sa respiration était saccadée, elle reculait ses fesses pour mieux s’empaler sur ses doigts.
Elle n’avait pas vu que pendant ce temps, Valérie s’était déshabillée. Et que le futon, en position canapé, s’était transformé en une plage de jeu d’un mètre 60 de large sur 2,10 de long. Valérie l’y attendait, exposant sa nudité, les cuisses largement ouvertes.
– He bien qu’attends-tu, ma femelle ? Vas-y, lui ordonna son maître en souriant. Tu vois bien qu’elle t’attend. Mais non voyons, pas en marchant. A quatre pattes.
Julie parcourut les quelques mètres qui la séparaient de Valérie comme un animal, lentement. Elle n’avait jamais goûté une femme mais c’est sans appréhension qu’elle se rua sur son intimité.
Toute la frustration qu’elle avait accumulée depuis le début de cette après-midi, elle la concentra sur la vulve de Valérie. Julie n’avait jamais goûté de femme avant, cette expérience allait être une authentique révélation. Elle lappait Valérie, mordait l’intérieur de ses cuisses, faisait rouler son clitoris sous sa langue, tantôt l’aspirant, tantôt l’embrassant tandis que ses doigts agaçaient la pointe de ses seins.
– Hey, doucement, tempéra Valérie, c’est qu’ils sont sensibles. Valérie refermait ses cuisses sur elle. Leur corps à corps était magnifique, somptueux, tendre, doux. Les deux mâles qui observaient cette scène étaient aux anges, subjugués par la beauté de la scène qu’elles leur offrait.
– Tu es sûr qu’elle n’a jamais fait l’amour avec une femme avant ?, demanda Pierre.
– Je te le confirme, Valérie est sa première.
– Elle est extra, ajouta Valérie, qui lançait des regards amoureux à son homme tandis qu’elle tenait la crinière de Julie dans ses mains tout en ondulant son bassin.
– Hey, tout doux ma belle, lança-t-elle une nouvelle fois à l’intention de Julie, tu es une vorace toi. Julie releva la tête, sourit à Valérie, le visage barbouillé de mouille avant de retourner à l’ouvrage avec tout con coeur.
Sa première rencontre avec une femme allait bouleverser Julie. La facilité et le naturel avec lequel elle s’était jetée « dans la bataille“ avait bluffé tout le monde, elle y compris.

Bientôt, Valérie eut une pensée pour les deux hommes qui étaient sagement assis dans le canapé. Elle leur céda sa place.
Et c’est ainsi qu’après avoir connu sa première femme, Julie s’offrit sans limites aux deux étalons dont les appétits n’avaient cessé d’être aiguisés tout au long de l’après-midi. Elle attendait ça depuis des heures. Mais eux aussi. Son ventre réclamait d’être comblé, rempli, soulagé. Elle allait enfin pouvoir libérer le feu qui la dévorait. Elle se jeta sur la queue de Pierre, qu’elle pompa avec avidité, habitée par la même gourmandise qui l’avait possédée quelques minutes plus tôt avec Valérie. Et tandis qu’elle lui faisait découvrir ses talents de gorge profonde, elle accueillit enfin le pieu de chair de son maître dans son ventre. Ses mains fermement accrochées à ses hanches, il la martelait en cadence, la besognait sans fioriture, sans chichi, sans faux-semblants, faisant coulisser son membre jusqu’au fond de son ventre, lui arrachant des cris étouffés.

Enfin, on y était, elle avait rêvé de ce dénouement pendant des heures. Et elle y avait enfin droit. Ils l’avaient titillée, excitée, frustrée, maîtrisée, ils la baisaient enfin. Rageusement. Et avec coeur. Le plaisir était à la mesure de l’attente. Ils se jetèrent à corps (et à coeur) perdu dans une débauche orgiaque, surfèrent sur une avalanche de désirs avec une énergie sans pareille. Leur union allait être à la mesure de la démesure de leurs préliminaires. Julie était aux anges d’être ainsi offerte, jouissait d’être utilisée, elle était fière de sentir l’amour de son maître pour elle. Parce que c’est bien de ça dont il s’agissait. Elle se sentait totalement à sa place dans ce rôle de soumise qu’il lui avait proposé au fil de leurs rencontres. Il n’avait eu cette audace, parce que c’en était une, que parce qu’il sentait qu’elle en valait la peine et qu’ils pouvaient s’y épanouir tous les deux, se révéler l’un à l’autre.
Un oeil extérieur pourrait facilement penser que ça n’était que des jeux de domination/soumission barbares, brutaux et dégradants. Chacun est libre de penser ce qu’il veut. Ou ce qui l’arrange. Mais eux savaient que ces pratiques n’avaient de sens, et d’intérêt, que si elles étaient entourées d’un profond respect, d’une bienveillance non feinte. Et d’un amour authentique. FIN.

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